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Accueil | novembre 2004 »

31 octobre 2004

Le manche de la brosse à dents

Vu sur le site de la course, une petite brève assez édifiante :

"Vous savez que la chasse aux poids est omniprésente sur les monocoques 60 pieds inscrits au Vendée Globe. Les skippers chargent X jours de nourriture (environ 100), X litres de gas-oil (environ 400 litres) et côté effets personnels on vise au plus juste puisque sur certaines autres courses comme la Volvo Ocean Race, on va même jusqu´à couper le manche dune brosse à dents. Pourquoi ? Tout simplement pour aller plus vite. Mais savez-vous combien de minutes sont gagnées pour un kilo sauvé ? Et bien, on estime à environ 6 minutes de gagnées sur la durée du Vendée Globe par kilo épargné. Pour info, Vincent Riou a gagné 700 kilos sur son PRB par rapport à celui de Michel Desjoyeaux en 2000 soit un gain sur le papier de... 4 200 minutes soit presque 3 jours."

Je serais curieux de connaître le mode de calcul pour parvenir à un tel résultat ! Quelqu'un veut essayer de trouver le gain en kilomètre/heure et en noeuds ?

En tout cas, d'un seul coup, je ne vois plus d'un même oeil le trop-plein de rechanges que j'emmène souvent en course, les bouquins, la bouteille de gaz taille familiale, la paire de Docksides en plus de la paire de bottes, etc.

La saison prochaine, je coupe le manche de ma brosse à dents !

NB : je plaisante, mais j'ai beaucoup progressé en matière de chasse au poids depuis ma Mini-Transat de 2001. Lors du Mini-Fastnet 2003, la dernière course à laquelle j'ai participé, je n'avais qu'une paire de bottes. Et pas de brosse à dents, je dois le confesser...

30 octobre 2004

"Le Puy du Fou de la mer"

L'engouement populaire autour du Vendée Globe est toujours impressionnant.

Ces jours-ci, aux Sables, qu'il pleuve ou qu'il vente, la foule se presse pour admirer les bateaux et les rares skippers qui osent mettre le nez dehors et affronter les fans. On a parfois compté jusqu'à trois heures de queue avant d'atteindre les pontons. Ce samedi, les organisateurs ont annoncé 148 000 visiteurs passés sur le ponton depuis son ouverture au public...

Le village de la course est une attraction à lui tout seul : dans une ambiance de kermesse, ça sent la frite et la barbapapa, et les stands vendent à peu près tout et n'importe quoi. On y trouve même... une grande roue !

Les organisateurs ont annoncé 800 000 visiteurs sur les trois semaines d'ouverture du village. Du coup, ils ont vendu très cher les emplacements des stands : comptez 7 500 euros pour 18 mètres carrés. Pour l'instant, rares sont les commerçants à rentrer dans leur frais. Alors ils râlent. En cause, tous les partenaires de la course et les sponsors des bateaux qui distribuent gratuitement porte-clés, posters, casquettes, etc. Résultat : les badauds n'achètent rien.

Tout ce folklore fait un peu jaser les habitués du circuit. Mais c'est une volonté des nouveaux organisateurs emmenés par Philippe de Villiers, dont l'objectif est de faire du Vendée Globe "le Puy du Fou de la mer" selon ses propres termes !

Pour ceux qui en doutent encore, je peux vous confirmer que PDV est omniprésent sur le Vendée Globe. Selon un membre du staff de l'organisation, un brin désabusé, "on ne bouge pas une banderole ou une barrière sans lui demander".

Sacré vicomte... Promis, je vous raconte dès que possible les bisbilles entre Villiers et ses petits camarades sablais.

29 octobre 2004

A bloc, Jean Floc'h

Les photos aériennes de cette sortie musclée d'Alex Thomson, skipper du splendide Hugo Boss, sont assez renversantes.


At


Elles sont l'oeuvre du photographe anglais Jon Nash.

Pour voir toutes les images, je vous recommande chaudement The Daily Sail, excellent site internet animé par James Boyd. Payant, mais indispensable.

A part ça, Thomson détient le record de la distance parcourue en 24 heures en monocoque et en solitaire : 468,72 milles !

Mais s'il tire toujours aussi fort sur son bateau, il aura du mal à terminer le Vendée Globe.

Pour gagner, il faut toujours terminer. Toujours...


Mise à jour : la sortie a été aussi filmée ! Elle est en ligne sur le site officiel de la course.

Dot com

Juste pour rire, connectez-vous à www.vendeeglobe.com...

On arrive sur le site de Nick Moloney, le concurrent australien du Vendée Globe.

Nick appartient à l'écurie de course au large Offshore Challenges, propriété d'Ellen MacArthur et de Mark Turner.

Il se murmure aux Sables d'Olonne que les négociations entre Turner et la SAEM (Société anonyme d'économie mixte) Vendée, propriétaire de la course, traînent en longueur.

En attendant, le site officiel du Vendée Globe - fort bien conçu au demeurant - se trouve là : www.vendeeglobe.org.

28 octobre 2004

Same player, shoot again

Raphaël Dinelli a trouvé un sponsor : ce type ne lâche jamais rien.

On peut être agaçé par le personnage. On peut trouver qu'il en fait trop, qu'il est gonflé, qu'il n'a, après tout, pas beaucoup de résultats à son actif. Mais on ne peut pas lui retirer sa qualité première : la persévérance.

Petit rappel, pour ceux qui connaissent mal le bonhomme. Après deux saisons en Figaro, Raphaël Dinelli se lance dans la grande aventure du Vendée Globe en 1996. In extrémis, il loue le bateau de l'organisateur, Philippe Jeantot, trouve un sponsor, part en pirate pour cause de qualification refusée par le comité de course, puis fait naufrage dans le Grand Sud.

Il est sauvé par miracle par Pete Goss d'une mort certaine. Revient du "pays des morts" auréolé d'une gloire nouvelle, dégotte un sponsor vendéen - Sodebo - construit un bateau révolutionnaire, finit troisième à la Route du Rhum 1998, puis se fait virer dans la foulée.

Il repart quand même en 2000, avec un vieux bateau et se voit contraint à une escale dans le Pacifique. Il arrive aux Sables d'Olonne, mais hors course.

De retour en Vendée, il se lance dans la construction d'un nouveau 60 pieds Open, qu'il commence à bâtir lui-même. Objectif: Vendée Globe 2004-2005. Toutes ses économies y passent, il hypothèque ses biens et ne trouve pas de sponsor. Il décide de repartir avec son ancien bateau qu'il remet à neuf.

Sur le ponton de Port-Olona, il jurait un peu avec les autres jusqu'à présent : une coque jaune vierge d'autocollants. Et voilà, moins de 10 jours avant le départ, un fabricant vendéen de vérandas (le leader français du secteur) vient de lui faire un gros chèque.

Franchement, il devait être le dernier à y croire. Respect...

avril 2008

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