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31 décembre 2004

Chronique d'un abandon annoncé

[attention, post un peu long !]

Marc Thiercelin a abandonné et c'est une triste nouvelle. Mais ce n'est pas vraiment une surprise.

Proform00269_1 Au sein de la communauté de la course au large, Thiercelin est un atypique. Déjà, il n'est pas de l'école de Port-la-Forêt. Il a vécu ailleurs que dans le milieu de la voile, c'est un artiste (il a travaillé, entre autres, pour Kenzo), il est photogénique (il a posé pour une grande marque de parfum et il est l'ambassadeur pour une marque de cosmétiques) et fréquente les "pipoles" (Emmanuelle Béart et Charles Berling sont de grands amis, il les a même fait naviguer sur quelques étapes du Tour de France à la voile).

Bref, un peu comme Jeantot, il n'est pas du sérail. A cette différence près que le bonhomme est venu se frotter aux apparatchiks du Figaro jusque dans leur pré carré et y a remporté plusieurs étapes (4e au général en 1993, 5e en 1994). Jean-Yves Chauve, médecin du Vendée Globe et de la Solitaire du Figaro, me raconta un jour comment les concurrents se déchaînèrent à la radio quand, lors de l'édition 2003, Thiercelin passa la pointe des Poulains à Belle-Ile en tête de la flotte qui se rendait en Espagne, avec plus d'une heure d'avance. Peu entraîné, de retour sur la Solitaire après plusieurs années d'absence, la performance de Thiercelin (finalement 3e de l'étape) en avait agacé plus d'un...

Thiercelin est aussi le chouchou des médias. Au départ de ce Vendée Globe, il n'y en avait que pour lui ! Mais le skipper de Pro-Form, qui avait dit, à l'arrivée du dernier Vendée Globe qu'on ne l'y reprendrait pas, avait beaucoup ramé pour réunir les fonds nécessaires à une troisième participation. Dans les jours qui précédaient le départ, on le sentait un peu émoussé, il faut bien le dire.

Dès le départ, Thiercelin a subi le rythme imposé par la tête de la flotte. Dans les premiers jours, il avoue qu'au portant dans la brise, son bateau "lui fait peur". Comme Dick, il a du mal à entrer dans la course. Puis il casse son bout-dehors, ruinant par la même ses espoirs de gagner la course.

Les galères et les avaries s'accumulent (problème de gréement, notamment) et, petit à petit, ses vacations et les communiqués de son équipe se font de plus en plus sybillins. Marc doute, Marc souffre. Il s'exprime peu en direct, mais on sent que ça gamberge. Quand tout le monde plonge au sud, lui reste prudemment au nord.

Un premier communiqué du 11 décembre allume la mèche : " (...) Cependant, Marc n’a jamais abandonné une épreuve, encore moins un tour du monde. Lors d’Around Alone 98-99, il avait démâté, fabriqué un grément de fortune, réparé (autorisé par les règlements de ce tour du monde avec escales) aux Malouines, avant de repartir et terminer deuxième. Le Vendée Globe ne lui permet pas cette possibilité. (...) "

Cinq jours plus tard : " (...) Dans un peu moins de trois jours il devrait franchir le premier point de passage obligé. Dans quatre jours il devrait doubler le Cap Leuwin " le milieu de ce Vendée Globe en gros " analyse Thiercelin dont les soucis ne se sont pas évanouis pour autant. Son bout dehors est irréparable. Il en a désormais la certitude. Mais son second problème, c'est son mât qui a bien souffert le 1er décembre quand il a fait cet " arrêt buffet " fatal au bout dehors : " c'était ça ou le mât. Le mât a fait un arc de deux mètres au moins mais il a tenu. Cependant, depuis il branle. Avec les vents à 45-50 nœuds que j'ai connu, le jeu a augmenté. Je me demande si dans 15 jours, dans un mois il ne va pas prendre encore plus d'ampleur. Je vais le surveiller de très près. " (...)"

Le 19 décembre, on en savait un peu plus : " (...) Il le serait encore plus, si l’avarie de son D3 tribord qui aide à la tenue latérale de son mât, ne lui donnait du souci. Marc pense que le dernier hauban entre la tête de mât et le dernièr étage de la barre de flèche est en train de se désolidariser. Il a mis deux drisses pour tenir le mât vers l’avant. Et pour couronner le tout, dimanche, la grand voile na pas voulu descendre : " Je me suis battu une heure avec elle. Elle n’a rien voulu savoir. Je ne peux pas faire plus dans l’immédiat. J’attends le lever du jour. " (...) "

Le lendemain, la perspective se précise : " (...) A terre, son équipe et ses sponsors s’en posent également. « N’est-il pas trop dangereux de s’élancer dans le Pacifique avec un bateau blessé ? » se demandent les responsables de ProForm, qui ne veulent pas faire prendre le moindre risque à leur skipper. Reste à savoir si Marc peut réparer seul en mer ? Ou s’il devra trouver un refuge à l’abri des caprices de la météo comme le fit Yves Parlier voilà quatre ans ? Ou plus désolant encore et définitif, si il devra avoir recours à une assistance extérieure qui le mettrait hors course ? Une éventualité à prendre en considération, mais que nul ne souhaite envisager à cette heure... (...) "

Un jour plus tard, le suspens est à son comble : " (...) Aujourd’hui et depuis trois semaines maintenant, Marc se pose toujours les mêmes questions. Va-t-il s’arrêter et tenter de réparer ? Le peut-il seulement ? Va-t-il avoir recours à une aide extérieure qui le mettrait immédiatement hors course ? Beaucoup de questions pour Marc qui avoue désormais « chercher des solutions. » (...) "

Le 27 décembre, à la vacation, il ne laisse guère d'espoirs : " (...) « Je n’ai pas envie de parler des avaries à bord, j’y pense trop et cà me gâche la vie. Pour l’instant, je cherche la solution la plus intelligente et la plus marine possible. Je ne sais pas trop ce que je vais trouver en haut, mais je sens les choses et j’ai des inquiétudes, je n’ai pas envie de prendre le mât sur la tête dans le Pacifique au risque de mettre ma vie et celles des autres en danger. Depuis le 1er décembre, j’ai beaucoup bricolé mais tout est fragilisé. Je me laisse l’espoir d’être encore dans la course après je verrais si je le peux ou pas. (...) "

Le lendemain, ça tombe bien, c'est le sponsor qui demande de se dérouter. A partir de là, c'est bâché : " "Il est impensable de laisser Marc et ProForm prendre le moindre risque de démâtage. C'est pourquoi nous lui avons demandé, en accord avec la région Poitou-Charentes et l’ESA, de se dérouter vers la Nouvelle-Zélande et de tenter de réparer s'il le peut." La position de Renaud Grout, Directeur Général de ProForm France est très claire. Il n'a pas hésité une seconde quant à la conduite à suivre, mettant la sécurité et l'homme, avant la compétition. (...)"

Le 29/12, un dernier communiqué finit de préparer le terrain : " (...) Moi, je sens que je suis arrivé au bout de la terre, si je ne veux pas tomber, il faut que je m’arrête. Je ne sais pas si je suis capable de tout réparer en autonomie, je n’ai pas le même profil que Parlier. J’admire énormément ce qu’il a fait il y a quatre ans, mais il ne faut pas faire de parallèles, chaque histoire est unique. Pour le moment, j’attends d’être au mouillage pour voir ce que je peux faire, mais rien que pour refaire un bout-dehors propre, il me faut 5 jours. Il faut contrôler tout le gréement et le remettre sous tension, il bouge beaucoup et je ne sais pas si le tube a pris un coup aussi avec tout cà.(...)"

Enfin, le 31/12 à 13.00, le communiqué fatal tombe : " (...) “Il y a trop à faire. Je n’ai pas, à bord, le matériel adéquat pour réparer tout ce qui est endommagé sur ProForm. Je suis obligé de demander de l’aide extérieure. “ Ce moment que redoutait tant Thiercelin, ces quelques mots synonymes d’abandon, Marc vient de les prononcer à regret. (...) "

En terme de com', c'est de la belle ouvrage. Et je ne dis pas ça pour me moquer, car ce n'était pas facile à mener. Pour info, c'est l'oeuvre de David Heuzé et Delphine Dusserre, deux jeunes communicants qui ont créé récemment leur agence...

[photo copyright Marc Thiercelin/Pro-Form]

L'info de la semaine

Pour moi, l'info de la semaine, c'est le décrochage de Vincent Riou. Pour résumer, jusqu'à l'apparition des icebergs et la collision de Jojo avec un growler, Riou marquait Le Cam à la culotte. Un affrontement d'anthologie.

Temenosiceberg261204 Dans les heures qui suivent, Vincent, fidèle à son discours depuis le départ, décide de remonter vers le Nord pour éviter les glaces. Jean, lui, pique au Sud pour jouer une option.

A la question : "Et les icebergs, Jean ?", Le Cam, lâche, un brin agacé, quelquechose du genre "de toutes façons on y est, alors...". Et le Roi Jean de faire bien comprendre qu'il ne serait sans doute pas dans les parages s'il n'était pas en course. Ce qui tombe sous le sens et clôt le débat.

Parce que  les choix divergents des deux hommes ont pour conséquence de creuser l'écart entre eux, Le Cam portant son avance à plus de 200 milles. Et l'on sens poindre, petit à petit, dans les vacations et les communiqués des uns et des autres, quelquechose comme une opposition entre le Jean-le-pas-raisonnable prêt à prendre beaucoup de risques pour gagner et Vincent-le-prudent qui préfère une attitude de marin responsable plutôt que la victoire à tout prix.

Bon peut-être que je vois le mal partout, mais je sens un peu d'amertume dans les deux camps, les uns répétant que l'option de Vincent a été dictée par la prudence et pas par la course, les autres trouvant que Jean navigue avec panache et que Vincent ferait mieux de l'admettre...

Allez, c'était un vrai post de journaliste fouteur de m... !

[photo copyright Dominique Wavre/Temenos]

Toutes mes zescuses...

Oui, je sais, je suis inconstant. Cinq jours sans un post ! J'ai honte...

Mais que voulez-vous, la vie est courte et les emplois du temps, denses. Et mon patron est loin de me payer uniquement pour bloguer - hélas... ;-) Et quand je rentre le soir, tard, je dois avouer que j'ai un peu la flemme !

Avec le temps, je me rends compte que le blog, c'est un peu comme le chien qu'il faut sortir tous les jours. Quand vous oubliez, il vous regarde avec un air de chien battu qui ne peut que vous culpabiliser. Et les lecteurs que vous croisez, dans les couloirs du bureau ou sur le terrain, vous lâchent un imparable : "Bah alors, qu'est-ce qui t'arrives ?"

Pfff, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde ? J'ai plein d'idées, mais je suis à la bourre !

[Ce post est spécialement dédicacé à l'étudiante de mon oncle qui trouve que la mise à jour est irrégulière... ;-)]

26 décembre 2004

Décalage horaire

Le PC course qui appelle chaque jour les coureurs du Vendée Globe est confronté ces jours-ci à un petit problème : avec le décalage horaire, quand il joint les marins dans le Grand Sud, le téléphone sonne en pleine nuit.

En tête de la course, après plusieurs nuits de veille à cause des icebergs, les coureurs tentent de récupérer et plusieurs d'entre eux dorment à poings fermés quand vient l'heure de la vacation radio.

Avant-hier, la conversation avec Vincent Riou était surréaliste. Aux questions ouvertes du PC, Vincent, la voix grave, le cerveau encore embrumé, répondait en deux mots accompagnés de force baillements et de longs silencs...

Aujourd'hui, c'était au tour de Jean Le Cam - et de Mike Golding. Avec l'expérience, Loïc Le Bras et Pierrick Garrenne, qui officient en ce moment au micro, lui ont vite proposé de le rappeler après un petit café. Réponse de Jean : "Ouais, c'est mieux...".

De retour au téléphone, Jean était beaucoup plus loquace. En grande forme, même. Ce type est parti pour être une grande star dans le coeur du public. Hier soir, il a eu droit à un reportage de 2 minutes au 20 heures de TF1 : ses petites séquences vidéo envoyées chaque jour ou presque ont fini par payer. La dernière en date ? On voit Jean se réveiller et découvrir ses cadeaux sous son arbre de Noël...

Et quand Denis Horeau, le directeur de course, lui a dit d'aller se recoucher pour continuer sa nuit, Jean a eu cette réponse : "Ah non, maintenant c'est baisé !"

Ben, again

Sibrie Non, vraiment, Benoît Parnaudeau est définitivement un poète...

Le 26 12 04 a 9h00 loc - POS 48 58 S et 115 17 E - vit 12 nds ds 100 - vent 26 nds de NNW - houle WSW + NW = 1.5 m - baro 1019 stable - GV 2 ris + trinquette + ballast ar + moteur (energie).
Encore dimanche, manque juste le feu de cheminee. Merci Dame Nature de m' avoir offert le 24 une magnifique journee de glisse et une treve avec un magnifique soleil. Et une sieste en terrasse le 25. Sinon, pour les cadeaux, j' ai decide d' en ouvrir un par jour pour que ca soit fete tous les jours. Le premier est top : ca s' appelle ' Siberie m' etait conteee' , c' est un disque de Manu Chao accompagne d' un bouquin illustre par Wozniak et dedie a tous les pecheurs du fleuve Amour. Ca se termine par les vers suivants :
soyez heureux tous les amis
soyons heureux au moins cette nuit
soyez les rois soyez les reines
soyez heureux soignez vos peines.

Mise à jour : à la vacation d'aujourd'hui, Benoît nous a joué l'Hymne à la joie avec une flûte qui lui été offerte pour Noël ! Un grand moment ! Ecoutez ça à la vacation : http://www.vendeeglobe.fr/fr/audio

25 décembre 2004

The Bible

Sous le sapin, hier soir, j'avais ça dans les souliers :

Amb_1

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer l'un des fameux aphorismes de cette bible : "la sobriété est une hallucination due au manque d'alcool".

24 décembre 2004

Joyeux Noël !

"Les glaces, ça me fout les boules !", Benoît Parnaudeau à la vacation du 24 décembre...

Hr_happyxmasgrinder_1 [photo Conrad Humphreys/Hellomoto 22/12/2004]

Je pars fêter Noël dans une maison où il n'y a même pas de téléphone, donc, pas de nouveaux posts d'ici le 26...

A+

PYL

23 décembre 2004

Peur sur la ville

Depuis la première édition du Vendée Globe, en 1989, la vieille opposition entre voile-sport et voile-aventure s'incarne à merveille dans cette épreuve hors du commun. L'hypothèse générale étant que dans le bon vieux temps on avait des aventuriers, des vrais, et non ces figaristes formatés à la pensée unique de Port-la-Forêt qui envahissent tous les podiums - je caricature un peu...

[A ce propos, je vous conseille le portrait de Dominique Wavre par Patricia Jolly, ma consoeur du Monde, où le marin suisse habille pour l'hiver ces camarades de tête de course.]

Vmigrowler Avec l'arrivée des icebergs depuis quelques jours, tout change. Et ce fameux et régulier débat prend du plomb dans l'aile : naviguer en solo dans le Grand Sud avec des icebergs partout, ce n'est certainement pas du sport. Et c'est sans doute une aventure très particulière... Certains communiqués de presse en provenance des équipes des marins engagés sur le Vendée Globe s'en sont fait l'écho, presque sur un mode triomphal. Du genre : "cette fois, vous ne pourrez pas nous dire qu'il n'y a pas d'aventure avec les icebergs". Ce qui n'est pas tout à fait faux, il faut bien le reconnaître...

[photo Sébastien Josse/VMI]

Pour ma part, j'ai toujours dit que le débat en question serait vite balayé par une grosse dépression dans le Sud - ou des conditions type "icebergs". Vous pouvez avoir fait 10 fois le Figaro ou la Coupe de l'America, quand 70 noeuds de baston vous tombent dessus, vos bulletins de notes et vos tableaux d'honneur ne pèsent pas lourd. Demandez donc à Nick Moloney, passé par la Cup et la Wihtbread...

Il fallait aussi écouter, voilà quelques jours, les premières vacations où il était question du troupeau d'icebergs qui s'étalait devant la flotte. Le ton enjoué de Jean Le Cam avait disparu et Vincent Riou écartait vite les politesses d'usage pour demander des nouvelles des "glaçons".

Et la tension est montée d'un cran ce soir, avec l'annonce par Seb Josse qu'il a heurté un growler. Vous pouvez voir sur la photo les dégâts occasionnés par la glace. Une heure plus tard, on apprenait qu'un tremblement de terre sous-marin avait eu lieu vers 16.00 heure française, dans le sillage du groupe de tête !

Alors, sport ou aventure ?

22 décembre 2004

La musiiiique, oui, la musiiiique

Suite au commentaire de Pierick annonçant le passage de Vincent Riou à la quotidienne de la Star Ac' hier mardi sur TF1, j'ai passé quelques coups de fil pour en savoir un peu plus - en fait au début, je croyais que c'était une plaisanterie (désolé Pierick !).

2011823

Et bien pas du tout. L'initiative vient de la très efficace Anne Millet, du service de presse du Vendée Globe (et d'autres épreuves comme la Transat Jacques Vabre ou la Solitaire du Figaro) : "c'est venu très simplement, je me suis dit que le Vendée Globe était le seul évènement où l'on pouvait faire des sujets décalés et toucher des émissions qu'on n'a jamais".

Ni une, ni deux, Anne a appelé la "prod", qui a réagi le lendemain, intéressée. Le service de presse de la course a proposé l'affaire à 5 coureurs : Vincent Riou, Sébastien Josse, Marc Thiercelin, Anne Liardet, Karen Leibovici.

Les critères de sélection des heureux élus ? "Vincent, parce qu'il était premier, Séb parce qu'il est jeune et vif, Marc, c'est eux [la Star Ac', NDLR] qui l'ont proposé parce qu'ils le connaissaient, Anne, parce que ses enfants regardent sans doute l'émission, et Karen parce qu'elle a un frère musicien". A l'exception de Marc Thiercelin, tous ont répondu positivement.

L'équipe de la Star Ac' a finalement choisi Vincent Riou parce qu'il était en tête (à l'époque). Réaction de Fabienne Morin, chargé de la communication de Vincent Riou : "Je n'aurais pas décroché mon téléphone pour appeler la Star Ac', c'est clair ! Mais la demande a fait marrer Vincent, c'est tombé à un moment où il était plutôt détendu et on l'a joué décalé, très second degré".

Fabienne est une pro, elle sait aussi que la visibilité de son client - PRB - n'était pas négligeable dans une émission à aussi forte audience. "Mais ça n'a pas guidé Vincent dans sa décision, même s'il en était conscient".

Je n'ai pas pu voir les images, mais, de l'avis général, l'ami Riou s'en serait plutôt bien sorti, presque surpris d'avoir autant de choses à dire aux deux finalistes (parce que oui, au fait, c'est la finale...).

Mais j'aurais bien aimé être au téléphone pour assister au dialogue par satellite interposé entre Fabienne et Vincent ! Fabienne, tu pourras nous dire pour qui Vince va voter ce soir par SMS ? Lucie ou Grégory ?

Ne jamais oublier...

... que le calme succède à la tempête !

48 heures plus tard, Raphaël Dinelli fait nettement meilleure figure !

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